"Les Planètes"
Après-midi mémorable avec l'Orchestre Philharmonique de
Liège
Le samedi 26 septembre 2009, une délégation EurAstro a répondu à
l'aimable invitation de Martine Vanherck et son équipe de
Réjouisciences, en venant assister à un ensemble de manifestations
scientifiques et culturelles organisées autour des "Planètes", l'oeuvre
bien connue de Gustav Holst, complétée du récent "Pluto the Renewer" de
Matthews.
L'Université de Liège avait envoyé des scientifiques de renom: dès
14h30, nous avons suivi Emmanuelle Javaux sur le "Fleuve du Temps",
ensemble de tableaux didactiques relatant l'apparition de la vie sur
Terre, son évolution mais aussi ses extinctions massives, y compris la
présente que nous avons le triste privilège de provoquer. Emmanuelle a
tenu en haleine grands et petits durant plus d'une heure. Voici quelques
images de sa présentation.
Le concert lui-même était mis en images et commenté par Yaël Nazé ...et
son micro récalcitrant. Enjoué, le chef d'orchestre, François-Xavier
Roth, lui donnait la réplique en suppléant aux pannes. Le concert se
voulait didactique lui aussi. M. Roth faisait d'abord jouer des extraits
choisis pour illustrer certains thèmes auprès d'un public pas
nécessairement mélomane: le fameux hymne de Jupiter, repris en fin de
concert, le contraste entre un Saturne statique et les révolutions de
ses anneaux, les résonances Neptune/Pluton (les férus de mécanique
céleste apprécieront)... Une exécution brillante et poignante à la fois,
évitant les excès de certaines interprétations, comme un Mars
sanguinaire ou un Saturne morbide. Le choeur des enfants, partant de
Neptune et ouvrant sur l'infini, confinait au sublime.
Un débat a suivi le concert. Yaël nous a confié ses réticences:
fallait-il jouer Pluton ou non, pas encore découvert du temps de Holst,
et déchu en 2006? Comment faire pour ne pas prononcer, dans les
commentaires, le mot honni, qui a pourtant largement inspiré Holst:
"astrologie"?
Avant et après le concert, j'ai encore eu l'occasion de montrer
quelques-unes des météorites de ma collection, magnifiquement mises sous
vitrine - les expositions sont encore ouvertes, allez les voir - et de rencontrer des
ex-collègues de ce qui fut "l'Institut d'Astrophysique à Cointe".
Mon adjoint Antoine Claessens, qui était venu me chercher à la descente
de train (moins bucolique que sur l'image), m'a raccompagné à la gare
des Guillemins flambant neuve. Nostalgie: dans le crépuscule, la Lune
déclinait sur les hauteurs de Cointe...
Jean-Luc Dighaye
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